Difficile de s’y retrouver permis toutes ces catégories…

Au fil de l’année passée, Vinocratie vous a présenté à travers ses box plus de 30 vins différents. Notre but étant de rendre ludique, convivial et agréable la découverte de vins vers lesquels vous ne vous seriez pas directement dirigés, nous ne nous étendons généralement pas sur les questions techniques autour des vins. Néanmoins, les labels et types de viticultures sont de plus en plus considérés comme un facteur important de l’achat de vin, et pour éviter les malentendus et la désinformation, nous souhaitions faire un point sur ces questions. Découvrez donc ici, simplement, les différences entre ces termes sorciers et techniques, trop souvent considérés comme synonymes de doctrines dogmatiques destinés aux bobos !

VINS CONVENTIONNELS

Les vins conventionnels ne répondent qu’aux critères imposés par les Appellations standardisées par l’État. Les vignerons ne s’imposent aucunes autres contraintes dans leur viticulture ou le traitement des vins. Souvent, cette viticulture découle d’une habitude du vigneron (héritée de précédente génération ou non !), ou du manque de moyens de celui-ci pour mettre en place une viticulture plus « écologique ». Elle n’est pas synonyme forcément de produits chimiques, ou de vins « industriels » : le développement d’un label est très contraignant et certains vignerons préfèrent garder la liberté de traiter en cas de besoin extrême leurs vignes avec des produits non-conventionnés par ces labels. Question d’instinct souvent ou de survie parfois.

VINS BIOLOGIQUES

Le vin bio est réglementé par un cahier des charges européen. Il garantit qu’aucun produit chimique n’a été utilisé pour traiter les vignes, qu’aucun herbicide n’a été répandu pour se débarrasser de l’herbe… bref, que la plante n’a été traitée qu’avec des produits d’origine naturelle. Le traitement de la vigne en bio expose notamment les vignerons à plus de risques de perte lors de millésimes compliqués, les produits chimiques permettant généralement de protéger artificiellement la plante. On considère néanmoins que le vin bio (au moins) est l’avenir du vin. Nombre de très grand domaine se sont convertis tôt en bio, comprenant le fait que le respect de la plante et du sol, ou du vin une fois en cave, permettrait à terme de renforcer la plante et de rendre les vins plus expressifs.

VINS BIODYNAMIQUES

La biodynamie est une approche plus poussée du bio. La biodynamie n’est pas régie par un règlement européen, mais est régie par deux labels : Demeter et Biodyvin. Les deux organismes demandent que les vins soient préalablement en agriculture biologique. Les vignerons prennent de plus des considérations astrales (phase de la lune) et leur influence sur les composantes de la plante (racine, feuille, fruit, etc.) dans le traitement de la vigne. La biodynamie est notamment censée largement renforcer la plante, et participer à des vins plus complexes grâce à une concentration plus importante des raisins. Les vignerons utilisent notamment des préparations telles que des tisanes (bio elles aussi) pour traiter les vignes.

VINS NATURELS

Il est aujourd’hui relativement difficile de clairement définir les vins naturels. Aucun cahier des charges largement appliqué n’est disponible. Les vins naturels répondent donc avant d’une philosophie, celle du respect de l’expression d’un terroir et de l’innovation (ex. : utilisation d’amphore plutôt que de fûts). Les vignerons natures, la plupart du temps, renoncent à l’ajout de sulfite dans le vin (SO2), historiquement utilisé comme antiseptique et antioxydant dans le monde du vin. Les vins natures sont très hétérogènes, à la fois en qualité et dans l’expression d’un même terroir. Les berceaux de cette viticulture sont la Loire et le Jura, où de grands noms ont émergés depuis quelques années. Les vins natures sont encore relativement compliqués à lire et déguster pour un néophyte, mais certains d’entre eux (dont ceux présentés par Vinocratie !) sont de véritables pépites servies sur les plus belles tables de France.

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